Milan-San Remo : Qui aurait cru en Cavendish ?

Milan-San Remo : Qui aurait cru en Cavendish ?
Parmi les derniers legs d'un sport cycliste créé au début du siècle dernier, Milan-San Remo demeure un monument extraordinaire. Un héritage d'un lointain passé au cours duquel on organisait des courses cyclistes sur plusieurs centaines de kilomètres. Depuis, le calendrier s'est étoffé à mesure que l'on réduisait raisonnablement les distances, mais Milan-San Remo a su conserver son patrimoine pour demeurer cent ans plus tard la plus longue classique de la campagne printanière. Près de 300 kilomètres entre la localité lombarde et la cité méditerranéenne. 298 bornes pour être précis, et la précision n'est pas superflue car à un mètre près, à l'arrivée, c'est le destin d'un autre coureur qui aurait basculé dans cette épreuve qui fait de ses lauréats des champions. Un mètre de trop pour l'un, un mètre céleste pour l'autre. Du cyclisme dans toute sa splendeur.

La 100ème édition de Milan-San Remo méritait un vainqueur de prestige. Et sur un parcours aussi sélectif que celui de la classicissima, il ne pouvait en être autrement. Sous un soleil printanier de rigueur, le peloton part ce matin à l'assaut d'un tracé qu'il connaît bien puisque le parcours n'a subi aucune évolution vis-à-vis de celui de l'an dernier, revisité avec l'inclusion de la côte de la Manie et l'arrivée sur Lungomare Italo Calvino au détriment d'une Via Roma partiellement abandonnée. Ce tracé, qui explore d'abord les terres avant de lécher la côte méditerranéenne sur sa seconde partie, surprend surtout par sa longueur. Les difficultés du final, qu'on appelle en Italie les capi, ne sont rien plus que des côtes courtes et peu pentues, mais remises dans le contexte d'une course de longue haleine, elles sont généralement suffisamment sélectives.


Aussi, il ne faut guère s'attendre à une course endiablée avant les 25 derniers kilomètres. Sur Milan-San Remo, le moindre effort inutile se paie cash. Ceux qui souhaiteraient explorer de nouveaux plans de bataille risqueraient fort de se griller les ailes. Alors, l'échappée matinale qui se dessine très tôt n'a franchement aucune chance d'atteindre son but. Onze hommes s'y engagent néanmoins. Avec les Français Christophe Le Mével (Francaise des Jeux) et Sébastien Turgot (Bbox Bouygues Telecom), on retrouve Maxim Belkov (ISD), Thomas Bertolini (Serramenti PVC Diquigiovanni-Androni Giocattoli), Giampaolo Cheula (Barloworld), Bernhard Eisel (Team Columbia-High Road), Mikhail Ignatiev (Team Katusha), Kasper Klostergaard (Team Saxo Bank), Yuriy Krivtsov (Ag2r La Mondiale), Sebastian Lang (Silence-Lotto) et Maarten Tjallingii (Rabobank).

Les meilleures équipes conviennent d'une arrivée au sprint.

A un rythme soutenu, les kilomètres défilent rapidement. Les hommes de tête franchissent le Passo del Turchino, qui marque à la fois la mi-course et le tournant de l'épreuve sur la côte méditerranéenne, mais ne parviennent pas à s'octroyer plus de six minutes d'avance sur un peloton qui demeure vigilant. Cet avantage leur est toutefois suffisant pour aborder devant les premiers capi. Les échappés avalent la Manie, le Capo Mele, le Capo Cervo, le Capo Berta. Mais au pied de la Cipressa, à 25 kilomètres de l'arrivée, il est temps pour eux de déposer les armes pour laisser place aux favoris de Milan-San Remo. Voilà ainsi le peloton regroupé à l'approche du dénouement de la classique. Et la Cipressa va accélérer la sélection. Sous l'impulsion des coureurs de la Liquigas, une quarantaine de coureurs bascule en tête au sommet, avec tous les favoris.


La Cipressa négociée, il est temps de faire les comptes. Les meilleurs sprinteurs ont franchi la côte dans le peloton de tête mais tous ne bénéficient plus des mêmes atouts dans leur jeu. Pour autant, Boonen comme Bennati, Petacchi ou Hushovd restent les mieux armés. Un coureur comme Mark Cavendish (Team Columbia-High Road) est un peu plus isolé mais le Britannique n'a pas les mêmes besoins en matière de sprint et sait fort bien se débrouiller seul. Dès lors, les meilleures armadas possèdent un intérêt commun à ce que la course s'achève au sprint. Basso s'étant mis au service de Bennati dans la Cipressa, c'est Chavanel qui se met au service de Boonen dans le Poggio. Le Français fait la majeure partie de l'ascension en tête, imprimant le train et décourageant les attaquants dans ce qui constitue leur dernière occasion d'éviter un rush massif.

Dans les derniers hectomètres du Poggio, Filippo Pozzato (Team Katusha), tente bien sa chance, avec Rebellin et Nibali, mais le peloton ne se fait pas surprendre et c'est un groupe massif qui se présente dans San Remo. Nous voilà quittes pour une arrivée au sprint, que va tâcher d'anticiper le brillant Heinrich Haussler (Cervélo TestTeam) en lançant le rush à 300 mètres de la ligne. Mais le jeune allemand part de trop loin et il va buter dans les tous derniers mètres, ne pouvant contenir le retour foudroyant de Mark Cavendish, le seul à avoir réagi au démarrage soudain d'Haussler. Pour l'Allemand, Milan-San Remo s'avérera trop long d'un mètre. Et ce mètre tourne à l'avantage de Mark Cavendish, qui comble son retard dans un dernier coup de rein pour couper la ligne avec dix centimètres d'avance sur Haussler et entrer dans la légende de Milan-San Remo.

Classement :

1. Mark Cavendish (GBR, Team Columbia-High Road) les 298 km en 6h41'31"
2. Heinrich Haussler (ALL, Cervélo TestTeam) m.t.
3. Thor Hushovd (NOR, Cervélo TestTeam) à 2 sec.
4. Allan Davis (AUS, Quick Step) m.t.
5. Alessandro Petacchi (ITA, LPR Brakes- Farnese Vini) m.t.
6. Daniele Bennati (ITA, Liquigas) m.t.
7. Aitor Galdos (ESP, Euskaltel-Euskadi) m.t.
8. Enrico Rossi (ITA, Ceramica Flaminia-Bossini Docce) m.t.
9. Luca Paolini (ITA, Acqua & Sapone-Caffe Mokambo) m.t.
10. Peter Velits (SVK, Team Milram) m.t.

# Posté le lundi 23 mars 2009 13:49

Tour de Castille-Leon # 1 : Sobrino OK, Armstrong KO

Tour de Castille-Leon # 1 : Sobrino OK, Armstrong KO
La planète cycliste s'apprêtait cette semaine à vivre un événement exceptionnel : la cohabitation au sein de la même équipe Astana des champions Lance Armstrong et Alberto Contador. Les deux coureurs, unis par le destin et tous deux candidats à une victoire dans le prochain Tour de France, devaient composer ensemble pour la toute première fois sur les routes du Tour de Castille-Leon, une course en cinq épisodes comportant un contre-la-montre individuel et deux étapes de montagne. Or cette confrontation tant attendue gardera un goût d'inachevé car un incident imprévu est venu se mêler à la course, dont la première étape était organisée en plaine entre Paredes de Nava et Baltanas (176,3 km). Cet incident, survenu à 15 kilomètres de l'arrivée, aura de quoi faire couler beaucoup d'encre ces prochaines semaines : la chute d'Armstrong.

Le peloton était en effet sur le point de reprendre les échappés matinaux pour permettre aux sprinteurs d'en découdre comme convenu quand une chute collective, sur une route étroite, a projeté à terre plusieurs concurrents. Et si Lance Armstrong avait souvent été épargné au cours de sa somptueuse carrière, cette fois il n'a pas pu passer entre les gouttes. Tombé lourdement, il a été évacué par ambulance, la clavicule en vrac. C'est la toute première fois que le champion américain est victime d'un incident du genre, jamais auparavant le coureur n'ayant souffert d'une fracture de la clavicule. Et cet accident, qui défraye la chronique ce soir, remet en question une partie de la saison de Lance Armstrong, notamment sa participation au Giro du Centenaire. Contraint à l'abandon, le septuple vainqueur du Tour rentrera aux Etats-Unis demain pour s'y faire opérer.

Voilà donc une première journée de course qui restera dans les annales. On en oublierait presque qu'auparavant quatre coureurs ont animé l'étape. Partis dès les premiers kilomètres, Mikel Irundain (Orbea), José-Antonio Lopez (Andalucia-CajaSur), Francisco Mancebo (Rock Racing) et Raul Santamaria (Burgos Monumental) ont compté jusqu'à 11'30" d'avance avant d'être rejoints par le peloton à 6 kilomètres de l'arrivée, après la chute de Lance Armstrong. Au sprint, c'est l'Espagnol Joaquin Sobrino (Burgos Monumental) qui l'a emporté devant David Vitoria (Rock Racing) et José-Joaquin Rojas (Caisse d'Epargne). Une victoire éclipsée par la chute du champion texan, dont on reparlera encore beaucoup dans les jours et semaines à venir. Le Maillot Rouge de Joaquin Sobrino devrait quant à lui très vite s'effacer dans les mémoires.

Demain mardi, la deuxième étape se dispute en effet contre la montre autour de Palencia (28,2 km).

Classement 1re étape :

1. Joaquin Sobrino (ESP, Burgos Monumental) les 176,3 km en 4h31'53" (38,9 km/h)
2. David Vitoria (SUI, Rock Racing) m.t.
3. José-Joaquin Rojas (ESP, Caisse d'Epargne) m.t.
4. Ruben Perez (ESP, Euskaltel-Euskadi) m.t.
5. Manuel Cardoso (POR, Liberty Seguros) m.t.
6. Hans Dekkers (PBS, Garmin-Slipstream) m.t.
7. Juan-Francisco Mouron (ESP, Xacobeo-Galicia) m.t.
8. Denys Kostyuk (UKR, ISD) m.t.
9. Ricardo Serrano (ESP, Fuji-Servetto) m.t.
10. Pablo Urtasun (ESP, Euskaltel-Euskadi) m.t.

Classement général :

1. Joaquin Sobrino (ESP, Burgos Monumental) en 4h31'53"
2. David Vitoria (SUI, Rock Racing) m.t.
3. José-Joaquin Rojas (ESP, Caisse d'Epargne) m.t.
4. Ruben Perez (ESP, Euskaltel-Euskadi) m.t.
5. Manuel Cardoso (POR, Liberty Seguros) m.t.
6. Hans Dekkers (PBS, Garmin-Slipstream) m.t.
7. Juan-Francisco Mouron (ESP, Xacobeo-Galicia) m.t.
8. Denys Kostyuk (UKR, ISD) m.t.
9. Ricardo Serrano (ESP, Fuji-Servetto) m.t.
10. Pablo Urtasun (ESP, Euskaltel-Euskadi) m.t.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 30 mars 2009 13:33

Tour de Castille-Leon # 2 : Leipheimer prend la tête

Tour de Castille-Leon # 2 : Leipheimer prend la tête
De la première étape du Tour de Castille-Leon, personne ou presque ne retiendra le succès au sprint de l'Espagnol Joaquin Sobrino (Burgos Monumental), vainqueur surprise sur une ligne d'arrivée que n'aura finalement pas franchie Lance Armstrong (Astana). Hier soir, photographes et journalistes ont très vite déguerpi en direction de l'hôpital de Valladolid afin de prendre des nouvelles du champion américain, tombé une quinzaine de kilomètres avant l'arrivée. Car le septuple vainqueur du Tour a fait une chute, et il s'est fait mal. Le bilan ? Un grand classique du coureur cycliste : une fracture de la clavicule. Or jamais Armstrong n'avait connu pareille mésaventure au cours de sa carrière. Rendu à la condition humaine, le Texan et ses malheurs ont défrayé la chronique. Ce matin encore, tout le monde ne parle que de cet incident, un parmi d'autres pourtant...

A la chute malencontreuse de Lance Armstrong s'ajoute une certaine frustration. Cette semaine, chacun se faisait une joie d'assister au premier duel entre le champion américain et son coéquipier Alberto Contador (Astana). Dans la montagne mais aussi dans le contre-la-montre, dessiné cette année sur une distance plus élevée que les éditions précédentes, soit 28,2 kilomètres autour de Palencia. Armstrong reparti en direction des Etats-Unis le bras droit en écharpe, la course manquera un peu de piquant aujourd'hui dans l'exercice chronométré. Ces derniers mois, le Madrilène Alberto Contador a encore accompli des progrès dans la spécialité, dans laquelle il se débrouillait déjà très bien l'an dernier. Il rivalise aujourd'hui avec les meilleurs rouleurs du monde et va réaliser une très belle performance dans un chrono disputé à plus de 50 de moyenne.

En tête après 8 kilomètres de course, Alberto Contador distance déjà Denis Menchov (Rabobank) de 9 secondes, David Zabriskie (Garmin-Slipstream) de 17 secondes et Levi Leipheimer (Astana) de 19 secondes. Les écarts se creusent au deuxième pointage intermédiaire, Contador repoussant cette fois Menchov de 23 secondes et Zabriskie de 28 secondes. Mais Leipheimer se rapproche et l'Américain termine finalement le chrono en meilleure posture. Le triple vainqueur du Tour de Californie s'adjuge le contre-la-montre du Tour de Castille-Leon avec 16 secondes d'avance sur Alberto Contador et 22 secondes d'avance sur David Zabriskie. Le Russe Denis Menchov, cinquième, cède déjà 55 secondes ! Rien ne dit que la course est scellée ce soir, deux étapes de montagne restant à disputer. Levi Leipheimer s'empare en tout cas du maillot de leader.

Demain mercredi, la troisième étape se disputera entre Sahagun et San Isiro (156,9 km).

Classement 2ème étape :

1. Levi Leipheimer (USA, Astana) les 28,2 km en 33'17"
2. Alberto Contador (ESP, Astana) à 16 sec.
3. David Zabriskie (USA, Garmin-Slipstream) à 22 sec.
4. Stef Clement (PBS, Rabobank) à 49 sec.
5. Denis Menchov (RUS, Rabobank) à 55 sec.
6. Markel Irizar (ESP, Euskaltel-Euskadi) à 1'16"
7. José-Ivan Gutierrez (ESP, Caisse d'Epargne) à 1'17"
8. Oscar Sevilla (ESP, Rock Racing) à 1'33"
9. Tom Danielson (USA, Garmin-Slipstream) à 1'36"
10. Christian Vande Velde (USA, Garmin-Slipstream) à 1'39"

Classement général :

1. Levi Leipheimer (USA, Astana) en 5h05'10"
2. Alberto Contador (ESP, Astana) à 16 sec.
3. David Zabriskie (USA, Garmin-Slipstream) à 22 sec.
4. Stef Clement (PBS, Rabobank) à 49 sec.
5. Denis Menchov (RUS, Rabobank) à 55 sec.
6. Markel Irizar (ESP, Euskaltel-Euskadi) à 1'16"
7. José-Ivan Gutierrez (ESP, Caisse d'Epargne) à 1'17"
8. Oscar Sevilla (ESP, Rock Racing) à 1'33"
9. Tom Danielson (USA, Garmin-Slipstream) à 1'36"
10. Christian Vande Velde (USA, Garmin-Slipstream) à 1'39"
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 30 mars 2009 13:35

Semaine Internationale # 1 : ISD, c'est du Gatto

Semaine Internationale # 1 : ISD, c'est du Gatto
Excellente course de préparation avant les grands rendez-vous du printemps ou des objectifs un peu plus lointains, la Semaine Internationale Coppi-Bartali a démarré ce matin en présence de trois têtes d'affiche : Cadel Evans (Silence-Lotto), Damiano Cunego (Lampre-NGC) et Fabian Cancellara (Team Saxo Bank). Deux étapes sont au programme de la première journée puisqu'après une courte étape en ligne de 81,2 kilomètres ce matin autour de Riccione se dispute dans l'après-midi un contre-la-montre par équipes de 14,3 kilomètres entre Riccione et Misano Adriatico. Une bonne mise en jambes qui débute donc ce matin avec un exercice promis aux sprinteurs, bien que trois coureurs s'échappent après une dizaine de kilomètres : Marco Cattaneo (LPR Brakes), Dainius Kairelis (Ceramica Flaminia) et Dmitri Nikandrov (Centri della Calzatura).

Le trio parvient à prendre 1'30" aux coureurs du peloton mais les équipes de sprinteurs ne tardent pas à remettre de l'ordre dans tout cela pour rejoindre les trois réfractaires à 6 kilomètres du but. Dans le sprint qui conclut l'étape matinale, l'Italien Danilo Napolitano (Team Katusha) règle sans concession Marko Kump (Adria Mobil), Enrico Rossi (Ceramica Flaminia-Bossini Docce) et le reste du peloton. Le Sicilien, déjà vainqueur d'une étape de la Ruta del Sol et d'une étape des Trois Jours des Flandres Occidentales depuis le début de l'année s'empare ainsi du premier Maillot Bleu de leader avant le contre-la-montre par équipes de l'après-midi, une épreuve qui va se disputer sous un ciel chargé de pluie. A vrai dire, toutes les équipes vont courir sous des trombes d'eau, ce qui va rendre l'exercice nettement plus périlleux et réfréner l'ardeur des favoris.


Les Lampre de Damiano Cunego se classent 13èmes à 35 secondes. Les Silence de Cadel Evans obtiennent le 10ème temps à 29 secondes. Le Team Columbia-High Road de Michael Rogers ne termine que 7ème à 22 secondes, dans le même temps que le Team Saxo Bank de Fabian Cancellara, 6ème. Moins intimidés par les conditions climatiques, les coureurs d'ISD font fureur sur les routes détrempées de l'Italie. Maxim Belkov, Dario-David Cioni, Oscar Gatto, Andriy Grivko, Alessandro Proni, Leonardo Scarselli, Ian Stannard et Giovanni Visconti réalisent la meilleure performance, à près de 50
km/h de moyenne. Ils devancent les coureurs de Miche-Silver Cross-Selle Italia de 17 secondes et ceux d'Acqua & Sapone-Caffè Mokambo de 18 secondes. Grâce à ce succès collectif et à sa bonne place au matin, l'Italien Oscar Gatto s'empare du Maillot Bleu.

Demain mercredi, la deuxième étape se courra entre San Lazzaro et Faenza (182,1 km).

Classement 1re étape-1er tronçon :

1. Danilo Napolitano (ITA, Team Katusha) les 81,2 km en 1h58'00" (41,3 km/h)
2. Marko Kump (SLO, Adria Mobil) m.t.
3. Enrico Rossi (ITA, Ceramica Flaminia-Bossini Docce) m.t.
4. Bernardo Riccio (ITA, Ceramica Flaminia-Bossini Docce) m.t.
5. Daryl Impey (RSA, Barloworld) m.t.
6. Yurij Mitlushenko (UKR, Amore & Vita-McDonald's) m.t.
7. Alexander Serov (RUS, Team Katusha) m.t.
8. Michele Merlo (ITA, Barloworld) m.t.
9. Krzysztof Szczawinski (POL, Miche-Silver Cross-Selle Italia) m.t.
10. Francisco José Ventoso (ESP, Carmiooro-A-Style) m.t.
Classement complet

Classement 1re étape-2ème tronçon :

1. ISD (UKR) les 14,3 km en 17'17" (49,6 km/h)
2. Miche-Silver Cross-Selle Italia (ITA) à 17 sec.
3. Acqua & Sapone-Caffe Mokambo (ITA) à 18 sec.
4. CSF Group-Navigare (IRL) à 19 sec.
5. Amica Chips-Knauf (SMR) m.t.
6. Team Saxo Bank (DAN) à 22 sec.
7. Team Columbia-High Road (USA) m.t.
8. Adria Mobil (ITA) à 26 sec.
9. PSK Whirlpool-Author (AUT) à 27 sec.
10. Silence-Lotto (BEL) à 29 sec.

Classement général:

1. Oscar Gatto (ITA, ISD) en 2h15'17"
2. Ian Stannard (GBR, ISD) m.t.
3. Dario-David Cioni (ITA, ISD) m.t.
4. Giovanni Visconti (ITA, ISD) m.t.
5. Andriy Grivko (UKR, ISD) m.t.
6. Leonardo Scarselli (ITA, ISD) m.t.
7. Alessandro Proni (ITA, ISD) m.t.
8. Krzystof Szczawinski (POL, Miche-Silver Cross-Selle Italia) à 17 sec.
9. Pierpaolo Tondo (ITA, Miche-Silver Cross-Selle Italia) m.t.
10. Pasquale Muto (ITA, Miche-Silver Cross-Selle Italia
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 30 mars 2009 13:37

Modifié le mardi 31 mars 2009 12:25

Tour de Castille-Leon # 3 : Valverde se fait plaisir

Tour de Castille-Leon # 3 : Valverde se fait plaisir
Pour ceux qui avaient suivi avec passion la dernière édition de la Vuelta, le Tour de Castille-Leon rappelle à s'y méprendre la course à laquelle nous avions assisté au Tour d'Espagne. De nouveau en tête du classement général, Levi Leipheimer et Alberto Contador (Astana) occupent les deux premières positions, en faveur de l'Américain cette fois. Dès lors, le champion madrilène, bien que double lauréat du Tour de Castille-Leon, estime qu'il est temps pour lui de renvoyer l'ascenseur à son coéquipier californien. Hier soir après le contre-la-montre individuel, Alberto Contador confiait vouloir favoriser la victoire de son coéquipier, mais deux étapes de montagne restent encore à disputer et de nombreux revirements de situation pourront encore être observés d'ici là. Ca commence dès aujourd'hui entre Sahagun et San Isidro (159,9 km).

Une arrivée en altitude attend les concurrents au terme de la troisième journée. Mais l'ascension finale n'est en réalité pas bien difficile. Longue de 13,7 km à 2,5 %, elle se grimpe en plusieurs paliers à travers des routes maculées de neige mais n'est vraiment pas sélective. Aussi, c'est bel et bien à un sprint massif que l'on va assister à l'arrivée. Cette conclusion est favorisée par un début d'étape des plus calmes. Il faut en effet attendre le 90ème kilomètre de course avant de voir éclore une échappée, composée de Lucas Euser (Garmin-Slipstream), Francisco Mancebo (Rock Racing), Ricardo Serrano (Fuji-Servetto), Pablo Urtasun (Euskaltel-Euskadi), Serge Pauwels (Cervélo TestTeam) et Raul Santamaria (Burgos Monumental). Les six échappés vont se présenter en tête au pied de la montée finale vers la station de San Isidro mais le peloton à leurs trousses.

Dans l'ascension, la pente est bien trop abordable pour permettre aux adversaires de l'équipe Astana d'employer de gros moyens. Personne ne peut raisonnablement attaquer dans ces portions trop roulantes, si bien que le peloton revient à très grande vitesse sur les éclaireurs. A un kilomètre du sommet, un regroupement général s'opère et un sprint massif se prépare. L'Espagnol Ruben Perez (Euskaltel-Euskadi) démarre de loin mais le champion d'Espagne Alejandro Valverde (Caisse d'Epargne) revient dans son sillage pour le déborder et s'adjuger l'étape. Une première victoire cette saison qui fait du bien au moral du champion murcian, qui se retient volontairement de courir cette saison afin de garder un maximum de forces pour le Tour de France. Ce succès devrait redonner du baume au c½ur à Valverde. Au classement général, pas le moindre changement.

Demain jeudi, la quatrième étape reliera Santa Maria del Paramo à Galende (145,4 km).

Classement 3ème étape :

1. Alejandro Valverde (ESP, Caisse d'Epargne) les 159,9 km en 3h28'16"
2. Ruben Plaza (ESP, Liberty Seguros) m.t.
3. Javier Moreno (ESP, Andalucia-CajaSur) m.t.
4. José-Alberto Benitez (ESP, Fuji-Servetto) m.t.
5. Ruben Perez (ESP, Euskaltel-Euskadi) m.t.
6. Oscar Sevilla (ESP, Rock Racing) m.t.
7. Mauricio Ardila (COL, Rabobank) m.t.
8. Javier Mejias (ESP, Fuji-Servetto) m.t.
9. José-Joaquin Rojas (ESP, Caisse d'Epargne) m.t.
10. Beñat Intxasti (ESP, Fuji-Servetto) m.t.

Classement général :

1. Levi Leipheimer (USA, Astana) en 8h33'26"
2. Alberto Contador (ESP, Astana) à 16 sec.
3. David Zabriskie (USA, Garmin-Slipstream) à 22 sec.
4. Stef Clement (PBS, Rabobank) à 49 sec.
5. Denis Menchov (RUS, Rabobank) à 55 sec.
6. Markel Irizar (ESP, Euskaltel-Euskadi) à 1'16"
7. José-Ivan Gutierrez (ESP, Caisse d'Epargne) à 1'17"
8. Oscar Sevilla (ESP, Rock Racing) à 1'33"
9. Tom Danielson (USA, Garmin-Slipstream) à 1'36"
10. Christian Vande Velde (USA, Garmin-Slipstream) à 1'39"
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 30 mars 2009 13:39

Modifié le jeudi 02 avril 2009 11:49

Semaine Internationale # 2 : Cunego se teste

Semaine Internationale # 2 : Cunego se teste
On entre dès aujourd'hui dans les choses sérieuses sur la Semaine Internationale Coppi-Bartali. La deuxième étape de l'épreuve est tracée entre San Lazzaro et Faenza (182,1 km), empruntant deux difficultés majeures dans les 40 derniers kilomètres. Ce n'est pas que la course grimpe bien haut ou que les bosses soient bien longues, mais elles se veulent pentues et donc propices à des offensives d'envergure. Précédant les coups, deux coureurs s'échappent au 35ème kilomètre : Luca Fioretti (Centri della Calzatura Marche) et Alessio Signego (Adria Mobil). Les deux hommes évoluent jusque 5'40" en aval du peloton puis s'affaissent progressivement pour s'effacer définitivement. A moins de 60 kilomètres de l'arrivée, avant la négociation des deux bosses du final, le peloton est regroupé mais commence à perdre des unités sur les routes accidentées.

Finalement, un groupe royal finit par émerger sur les pentes du Monte Trebbio. Damiano Cunego (Lampre-NGC) et Cadel Evans (Silence-Lotto) entraînent avec eux Robert Kiserlovski (Amica Chips-Knauf), Domenico Pozzovivo (CSF Group-Navigare), José Serpa (Serramenti PVC Diquigiovanni-Androni Giocattoli), Sylvester Szmid (Liquigas), Giovanni Visconti (ISD), Massimo Giunti et Przemyslaw Niemiec (Miche Silver Cross). La bonne échappée est en train de se dessiner et bascule en tête au sommet du juge de paix de cette deuxième étape. Mais il reste encore à atteindre la ligne d'arrivée et Damiano Cunego tient à tester sa condition physique. Il démarre à nouveau, seulement flanqué cette fois du Colombien José Serpa. Les deux hommes prennent une vingtaine de secondes d'avance aux autres membres du groupe de tête.


Discret depuis le début de la saison, malgré une 9ème place dans l'étape-reine du Tour d'Algarve et une 11ème place au Grand Prix de Lugano, Damiano Cunego s'annonce en grande condition à l'approche des classiques ardennaises et surtout du Giro du Centenaire, dont il a fait l'objectif prioritaire de sa saison. Aussi, il ne laisse aucune chance à son adversaire colombien dans le final de l'étape. Au sprint, Cunego s'impose facilement. Les adversaires du grimpeur italien restent dans la course. A l'arrivée à Faenza, l'Italien Giovanni Visconti et l'Australien Cadel Evans prennent position en ne concédant que 20 secondes. Cela permet au premier, vainqueur hier du contre-la-montre par équipes avec sa jeune formation ukrainienne, de s'emparer du Maillot Bleu de leader au classement général de la Semaine Internationale Coppi-Bartali.

Demain jeudi, la troisième étape reliera Borgo San Lorenzo à Serramazzoni (163,4 km).

Classement 2ème étape :

1. Damiano Cunego (ITA, Lampre-NGC) les 182,1 km en 4h00'01" (41,8 km/h)
2. Jose Serpa (COL, Serramenti PVC Diquigiovanni-Androni Giocattoli) à 2 sec.
3. Giovanni Visconti (ITA, ISD) à 20 sec.
4. Cadel Evans (AUS, Silence-Lotto) m.t.
5. Robert Kiserlovski (CRO, Amica Chips-Knauf) m.t.
6. Sylvester Szmyd (POL, Liquigas) m.t.
7. Massimo Giunti (ITA, Miche-Silver Cross-Selle Italia) m.t.
8. Przemyslaw Niemiec (POL, Miche-Silver Cross-Selle Italia) m.t.
9. Mauricio Soler (COL, Barloworld) m.t.
10. Carlo Scognamiglio (ITA, Barloworld) à 32 sec.

Classement général :

1. Giovanni Visconti (ITA, ISD) en 6h15'34"
2. Damiano Cunego (ITA, Lampre-NGC) à 9 sec.
3. Jose Serpa (COL, Serramenti PVC Diquigiovanni-Androni Giocattoli) à 14 sec.
4. Massimo Giunti (ITA, Miche-Silver Cross-Selle Italia) à 21 sec.
5. Robert Kiserlovski (CRO, Amica Chips-Knauf) à 23 sec.
6. Cadel Evans (AUS, Silence-Lotto) à 33 sec.
7. Pasquale Muto (ITA, Miche-Silver Cross-Selle Italia) m.t.
8. Domenico Pozzovivo (ITA, CSF Group-Navigare) à 35 sec.
9. Przemyslaw Niemiec (POL, Miche) à -Silver Cross-Selle Italia) à 37 sec.
10. Kanstantsin Siutsou (BLR, Team Columbia-High Road) à 38 sec.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 30 mars 2009 13:45

Modifié le mardi 31 mars 2009 12:27