Tirreno-Adriatico # 4 : Rodriguez sur terrain conquis

Tirreno-Adriatico # 4 : Rodriguez sur terrain conquis
Avec la quatrième étape de Tirreno-Adriatico, on aborde les choses sérieuses. Ces prochains jours, la course italienne doit se trouver un lauréat avec l'organisation demain du contre-la-montre individuel puis lundi de la grande étape de montagne de l'épreuve. Mais le rendez-vous du jour donne déjà le ton avec une étape tracée entre Foligno et Montelupone (171 km), un site d'arrivée qui parle beaucoup aux coureurs qui s'y étaient déjà présentés l'année passée, puisqu'il convient d'aller chercher la ligne d'arrivée au sommet d'une côte épouvantable de 1750 mètres de long à 12,3 % de pente moyenne, avec deux passages dantesques à 21 %. Un véritable mur, plus raide encore que le célèbre Mur de Huy de la Flèche Wallonne, et qui contraint les coureurs les moins aériens à finir l'ascension à pied. Forcément, ce rendez-vous attire l'attention de tous.

Leader du classement général depuis son raid victorieux mercredi, le Français Julien El Fares (Cofidis) ne devrait plus posséder ce soir le Maillot Bleu réservé au premier du classement général. Or le jeune homme, s'il se sait trop juste pour remporter Tirreno-Adriatico, refuse de baisser les bras dans une étape dans laquelle il promet de se défoncer pour se maintenir le plus longtemps possible dans le sillage des favoris et tâcher de préserver une journée de plus la tête du classement général. Le jeune aixois possède en sa faveur quelques 25 secondes d'avance sur ses principaux adversaires, 25 secondes auxquelles il faudra soustraire néanmoins les 10 secondes de bonification réservées au lauréat de l'étape. Mais avant de sortir les calculatrices dans un final époustouflant, la course est animée de bonne heure par cinq échappés.


A l'attaque aujourd'hui, on trouve l'Italien Giampaolo Cheula (Barloworld), le Français Jérôme Coppel (Française des Jeux), l'Italien Giuseppe Palumbo (Acqua & Sapone-Caffè Mokambo), le Polonais Marcin Sapa (Lampre-NGC) et le Suisse Johann Tschopp (Bbox Bouygues Telecom). Les cinq éclaireurs prennent la poudre d'escampette dès la première difficulté topographique du jour après 25 kilomètres de course. Leur avance va culminer à 4'30" avant que la formation LPR Brakes n'inverse la tendance. Pas pour Alessandro Petacchi mais pour Danilo Di Luca cette fois. Ainsi, le peloton se regroupe à l'abord de la première ascension vers Montelupone, puisque les organisateurs ont eu l'heureuse idée de faire avaler la bosse finale à deux reprises dans les 15 derniers kilomètres. Une première ascension permet donc à chacun de juger de la difficulté du terrain.

Et la bonne surprise, c'est l'aisance de Julien El Fares. Le coureur français fait plus que s'accrocher puisqu'il tient la roue des favoris aux alentours de la dixième position. Voilà qui est prometteur en vue de la seconde ascension, au sommet de laquelle sera jugée la ligne d'arrivée. Sur des rampes vertigineuses qu'il avait déjà conquises l'année passée, l'Espagnol Joaquin Rodriguez (Caisse d'Epargne) porte son démarrage au même endroit qu'il y a un an, soit à 600 mètres de l'arrivée environ. Il creuse alors un net écart et s'en va chercher en vrai puncheur la victoire d'étape. Au sommet, il précède de 6 secondes Davide Rebellin et de 10 secondes Thomas Lövkvist. Julien El Fares réalise une grande ascension pour se classer 6ème dans la roue de Di Luca. Malheureusement, il perd 21 secondes sur la ligne et doit concéder son Maillot Bleu de leader à Joaquin Rodriguez.

Demain dimanche, la cinquième étape se courra contre la montre entre Loreto et Macerata (30 km).

Classement 4ème étape :

1. Joaquin Rodriguez (ESP, Caisse d'Epargne) les 171 km en 4h08'35" (41,3 km/h)
2. Davide Rebellin (ITA, Serramenti PVC Diquigiovanni-Androni Giocattoli) à 6 sec.
3. Thomas Lövkvist (SUE, Team Columbia-High Road) à 10 sec.
4. Danilo Di Luca (ITA, LPR Brakes-Farnese Vini) à 14 sec.
5. Stefano Garzelli (ITA, Acqua & Sapone-Caffè Mokambo) à 21 sec.
6. Julien El Fares (FRA, Cofidis) m.t.
7. Ryder Hesjedal (CAN, Garmin-Slipstream) m.t.
8. Andreas Klöden (ALL, Astana) m.t.
9. Vincenzo Nibali (ITA, Liquigas) m.t.
10. Michele Scarponi (ITA, Serramenti PVC Diquigiovanni-Androni Giocattoli) m.t.

Classement général:

1. Joaquin Rodriguez (ESP, Caisse d'Epargne) en 16h09'10"
2. Julien El Fares (FRA, Cofidis) à 6 sec.
3. Davide Rebellin (ITA, Serramenti PVC Diquigiovanni-Androni Giocattoli) à 10 sec.
4. Thomas Lövkvist (SUE, Team Columbia-High Road) à 16 sec.
5. Danilo Di Luca (ITA, LPR Brakes-Farnese Vini) à 24 sec.
6. Vincenzo Nibali (ITA, Liquigas) à 31 sec.
7. Ryder Hesjedal (CAN, Garmin-Slipstream) m.t.
8. Stefano Garzelli (ITA, Acqua & Sapone-Caffè Mokambo) m.t.
9. Andreas Klöden (ALL, Astana) m.t.
10. Michele Scarponi (ITA, Serramenti PVC Diquigiovanni-Androni Giocattoli) m.t.

# Posté le mardi 17 mars 2009 12:34

Modifié le mardi 17 mars 2009 12:46

Paris-Nice # 8 : Contador réagit, Sanchez résiste

Paris-Nice # 8 : Contador réagit, Sanchez résiste
Voilà des années que Luis-Leon Sanchez (Caisse d'Epargne) courait après Paris-Nice, assurément la course qui convient le mieux à ses caractéristiques. Des années que le coureur espagnol attendait de pouvoir ajouter un jour son nom au palmarès de la course au soleil. 13ème de Paris-Nice en 2006, 3ème en 2007 avec une victoire d'étape à Cannes, 5ème en 2008 avec une victoire d'étape à Nice, l'Espagnol de 25 ans l'a enfin emporté cette année, avec en prime la victoire d'étape hier à Fayence. Et c'est un exploit que de voir le Murcian trôner en Jaune ce soir sur le podium de la Promenade des Anglais. Car personne, il y a deux jours encore, après l'assommante victoire d'Alberto Contador au sommet de la Montagne de Lure, n'aurait imaginé Sanchez revêtir le Maillot Jaune hier vers Fayence, sur une attaque décisive placée à 15 kilomètres de la ligne d'arrivée.

Certes, Alberto Contador a connu un terrible revers, abandonné très tôt par une équipe émoussée et victime d'un gros coup de fringale à trois kilomètres de l'arrivée, mais cela n'enlève rien au prestige de la victoire obtenue avec les tripes par Luis-Leon Sanchez. Avec une minute d'avance sur ses premiers dauphins au classement général, l'Espagnol aborde la huitième et dernière étape de Paris-Nice nanti d'une grande confiance. Une semaine après son envol d'Amilly, l'épreuve se termine aujourd'hui autour de Nice (119 km), avec une trilogie finale empruntant les cols de la Porte, de la Turbie et d'Eze. Or vingt-quatre heures après son cuisant échec, Alberto Contador est bien décidé à faire parler à nouveau son orgueil de champion. Aussi, le Madrilène a choisi d'exploiter chacune des ascensions sans exception pour faire trembler le Maillot Jaune.

Malheureusement pour Contador, et c'est probablement ce qui aura fait la différence cette semaine, Luis-Leon Sanchez dispose autour de lui d'une très forte équipe et les assauts répétés de Contador ne vont pas suffire à déstabiliser le porteur du maillot de leader. A l'attaque dans le col de la Porte, à 70 kilomètres de l'arrivée, Alberto Contador rejoint donc un groupe d'éclaireurs composé de vingt-cinq concurrents. Il les dépose aussitôt pour poursuivre sa roue en compagnie de Sandy Casar (Française des Jeux), Aitor Hernandez (Euskaltel-Euskadi), David Lopez (Caisse d'Epargne) et Rein Taaramae (Cofidis). Puis, dans la Turbie, l'ancien vainqueur du Tour de France accentue son effort pour basculer au sommet avec Casar et Lopez, mais plus que 50 secondes d'avance sur le peloton à une trentaine de kilomètres de l'arrivée sur les rives méditerranéennes.


Finalement, Alberto Contador abandonne ses deux derniers adversaires dans la montée du col d'Eze, mais l'écart continue de se réduire et, dans son dos, Frank Schleck (Team Saxo Bank) et Antonio Colom (Team Katusha) sont partis à sa poursuite. L'homme de tête est repris dans la descente et ce sont donc trois hommes qui font leur entrée sur la Promenade des Anglais, talonnés par un peloton de favoris au sein duquel figure Luis-Leon Sanchez, assuré de s'adjuger Paris-Nice en dépit de la menace planée tout au long de la journée par Alberto Contador. Pour ce dernier, seule la victoire
d'étape devient l'objectif dans les derniers kilomètres, mais il est précédé au sprint par Toni Colom, vainqueur à Nice. A l'issue d'un Paris-Nice extraordinaire, Luis-Leon Sanchez triomphe en Jaune devant Frank Schleck et Sylvain Chavanel (Quick Step).

Classement 8ème étape :

1. Antonio Colom (ESP, Team Katusha) les 119 km en 2h47'49" (42,5 km/h)
2. Alberto Contador (ESP, Astana) m.t.
3. Frank Schleck (LUX, Team Saxo Bank) à 1 sec.
4. Jonathan Hivert (FRA, Skil-Shimano) à 17 sec.
5. Christophe Moreau (FRA, Agritubel) m.t.
6. Sylvain Chavanel (FRA, Quick Step) m.t.
7. Juan-Manuel Garate (ESP, Rabobank) m.t.
8. Christophe Le Mével (FRA, Française des Jeux) m.t.
9. Jens Voigt (ALL, Team Saxo Bank) m.t.
10. Sandy Casar (FRA, Française des Jeux) m.t.

Classement général final :

1. Luis-Leon Sanchez (ESP, Caisse d'Epargne) en 30h53'51"
2. Frank Schleck (LUX, Team Saxo Bank) à 1'00"
3. Sylvain Chavanel (FRA, Quick Step) à 1'09"
4. Alberto Contador (ESP, Astana) à 1'24"
5. Antonio Colom (ESP, Team Katusha) à 1'47"
6. Jens Voigt (ALL, Team Saxo Bank) à 1'59"
7. Kevin Seeldrayers (BEL, Quick Step) à 2'29"
8. Jonathan Hivert (FRA, Skil-Shimano) à 2'57"
9. Yury Trofimov (RUS, BBox Bouygues Telecom) à 3'37"
10. Christophe Le Mével (FRA, Française des Jeux) à 4'00"

# Posté le mardi 17 mars 2009 12:37

Tirreno-Adriatico # 5 : Klöden dans le coup

Tirreno-Adriatico # 5 : Klöden dans le coup
Si l'arrivée hier au sommet effroyable de Montelupone a constitué un bel écrémage au sein du peloton de Tirreno-Adriatico, la sélection doit s'affirmer aujourd'hui entre Loreto et Macerata. C'est l'heure du contre-la-montre individuel, un exercice chronométré proposé sur la distance de 30 kilomètres. La course du jour est propice aux rouleurs... mais pas seulement. En effet, les organisateurs ont souhaité durcir cet exercice déjà très sélectif en traçant le parcours sur un terrain intransigeant. Deux bosses sont au programme, la première longue de 5 kilomètres à 4,1 %, la seconde menant à l'arrivée et longue de 3,8 kilomètres à 5,7 %. Bref, voilà un contre-la-montre pour hommes forts, destiné à établir une hiérarchie quasi définitive, bien que la grande étape de montagne demain puisse encore causer bien des dégâts entre les favoris.

Et sur les 30 kilomètres de la course du jour, c'est l'Allemand Andreas Klöden (Astana) qui retrouve toute sa superbe. Déjà lauréat de Tirreno-Adriatico voici deux ans, le lieutenant de luxe de Lance Armstrong et Alberto Contador vient décrocher son premier succès de la saison. Il accomplit l'étape à un peu plus de 43 de moyenne, témoin de la difficulté du parcours, et précède à l'arrivée le Belge Stijn Devolder (Quick Step) de 20 secondes tout de même. Suivent le Suédois Thomas Lövkvist (Columbia-High Road) troisième à 21 secondes, l'Italien Michele Scarponi (Serramenti PVC Diquigiovanni-Androni Giocattoli) quatrième à 21 secondes et le Russe Mikhail Ignatiev (Team Katusha) cinquième à 32 secondes. A noter, au lendemain d'une longue échappée, la dixième place de Jérôme Coppel (Française des Jeux) à 1'00" exactement de Klöden.


Grâce à ce succès d'étape, le rouleur allemand prend possession du Maillot Bleu de leader au classement général, déposant Joaquin Rodriguez (Caisse d'Epargne), facile hier dans la montée de Montelupone mais seulement 63ème à 2'52" aujourd'hui dans un exercice qui ne fait pas sa tasse de thé. Pour autant, rien n'est fait au classement général, car si Andreas Klöden s'empare du Maillot Bleu, il ne dispose que de 6 secondes d'avance sur un excellent Thomas Lövkvist, lequel représente probablement son dernier adversaire, les autres ayant déjà cédé beaucoup de temps en deux jours puisque, outre Michele Scarponi et Stefano Garzelli (Acqua & Sapone-Caffè Mokambo), tous les autres évoluent désormais à plus d'une minute du leader du classement général. Mais l'étape-reine organisée demain pourrait peut-être réserver des surprises à Andras Klöden.

"Je possède une grosse confiance en mes coéquipiers, annonce ce soir le coureur allemand. Ce sera dur dans la montagne, d'autant plus que nous avons perdu Janez Brajkovic sur chute il y a quelques jours, mais nous défendrons ce maillot de leader. Aujourd'hui j'ai démarré très rapidement. J'ai obtenu le meilleur temps au premier pointage intermédiaire, ce qui a été déterminant pour ma confiance. Certes, j'étais 2ème au deuxième chrono intermédiaire mais j'ai obtenu un meilleur rendement dans la dernière bosse. Je suis vraiment heureux car j'étais un peu incertain quant à ma condition physique après trois chutes ces deux derniers jours, mais il s'est avéré que je suis en forme et que ça ne m'a pas empêché de bien me comporter dans le contre-la-montre. J'ai fait tout mon possible pour remporter cette course et j'y suis parvenu."

Demain lundi, la sixième étape se disputera entre Civitanova Marche et Camerino (235 km).

Classement 5ème étape :

1. Andreas Klöden (ALL, Astana) les 30 km en 41'32" (43,3 km/h)
2. Stijn Devolder (BEL, Quick Step) à 20 sec.
3. Thomas Lövkvist (SUE, Columbia-High Road) à 21 sec.
4. Michele Scarponi (ITA, Serramenti PVC Diquigiovanni-Androni Giocattoli) m.t.
5. Mikhail Ignatiev (RUS, Team Katusha) à 32 sec.
6. Robert Gesink (PBS, Rabobank) à 40 sec.
7. Stefano Garzelli (ITA, Acqua & Sapone-Caffè Mokambo) à 41 sec.
8. Edvald Boasson-Hagen (NOR, Columbia-High Road) à 52 sec.
9. Linus Gerdemann (ALL, Team Milram) à 58 sec.
10. Jérôme Coppel (FRA, Française des Jeux) à 1'00"

Classement général :

1. Andreas Klöden (ALL, Astana) en 16h51'13"
2. Thomas Lövkvist (SUE, Columbia-High Road) à 6 sec.
3. Michele Scarponi (ITA, Serramenti PVC Diquigiovanni-Androni Giocattoli) à 21 sec.
4. Stefano Garzelli (ITA, Acqua & Sapone-Caffè Mokambo) à 41 sec.
5. Davide Rebellin (ITA, Serramenti PVC Diquigiovanni-Androni Giocattoli) à 1'02"
6. Vincenzo Nibali (ITA, Liquigas) à 1'07"
7. Linus Gerdemann (ALL, Team Milram) à 1'22"
8. Ivan Basso (ITA, Liquigas) à 1'25"
9. Ryder Hesjedal (CAN, Garmin-Slipstream) à 1'26"
10. Johan Van Summeren (BEL, Silence-Lotto) à 1'34"

# Posté le mardi 17 mars 2009 12:38

Tirreno-Adriatico # 6 : Scarponi se hisse au sommet

Tirreno-Adriatico # 6 : Scarponi se hisse au sommet
Le difficile contre-la-montre individuel organisé hier entre Loreto et Macerata n'aura donc pas été suffisant pour livrer à lui seul le verdict dans l'édition 2009 de Tirreno-Adriatico. S'il a permis d'établir une sérieuse hiérarchie, il restait aujourd'hui à couvrir une étape redoutable, tracée entre la côte adriatique de Civitanova Marche et la cité montagneuse de Camerino (235 km), par-delà des routes particulièrement ardues et surtout une ascension majeure, celle du Sasso Tetto, un col de 14,7 kilomètres à 6,4 % de pente moyenne. C'était l'étape-reine et autant dire qu'elle a tenu toutes ses promesses. Fraîchement propulsé en tête du classement général, l'Allemand Andreas Klöden (Astana) savait que la tâche serait rude, avec ce matin 6 secondes d'avance sur Thomas Lövkvist, 21 secondes sur Michele Scarponi et 41 secondes sur Stefano Garzelli.

Se moquant bien de la course à la victoire finale, quatre coureurs s'échappent matinalement. Paolo-Longo Borghini (Barloworld), Matteo Carrara (Vacansoleil), Martyn Maaskant (Garmin-Slipstream) et Egoi Martinez (Euskaltel-Euskadi) sont les premiers attaquants de la journée. Ils s'isolent peu après le départ de Civitanova Marche et acquièrent un avantage suffisamment important pour voir plus large. Ainsi, les quatre échappés abordent en tête les premières pentes du Sasso Tetto, dont le sommet est situé à une quarantaine de kilomètres de l'arrivée. Là, Egoi Martinez y sème ses compagnons de fugue et poursuit sa route seul. Il basculera bel et bien en tête au sommet, avec deux bonnes minutes d'avance sur ses poursuivants, mais finira par céder du terrain dans la descente pour finalement rendre les armes à 7 kilomètres du but.


C'est que, derrière lui, une grande bataille fait rage. Confiant sur ses chances d'obtenir la victoire finale cette semaine, l'Italien Michele Scarponi (Serramenti PVC Diquigiovanni-Androni Giocattoli) lance les hostilités à 8 kilomètres du sommet, entraînant avec lui Stefano Garzelli (Acqua & Sapone-Caffè Mokambo), Ivan Basso et Vincenzo Nibali (Liquigas). Mais pas Andreas Klöden, qui grimpe au train et ne parvient pas à encaisser cette brusque accélération. Sans se faire top d'illusion, l'Allemand poursuit sa route dans le peloton, le visage crispé, au c½ur d'un groupe comprenant notamment Thomas Lövkvist, Danilo Di Luca, Franco Pellizotti, Davide Rebellin, Joaquin Rodriguez, Gilberto Simoni et l'excellent Julien El Farès (Cofidis), décidément la grande révélation de cette épreuve. Le jeune homme terminera tout bonnement 6ème de l'étape.

Dans l'ascension de Sasso Tetto, la victoire finale échappe donc à Andreas Klöden, qui franchit le sommet avec un débours de 1'16" sur le groupe Scarponi-Garzelli-Basso-Nibali. Jamais le peloton ne parviendra à refaire son retard dans la longue descente vers Camerino, où une dernière côte restera à gravir pour aller chercher la ligne d'arrivée. Profitant de la présence à ses côtés d'Ivan Basso, Vincenzo Nibali tente sa chance dans le final mais il est rejoint et finalement abandonné à son triste sort. La victoire d'étape se jouera au sprint entre Basso, Garzelli et Scarponi. Déjà assuré d'aller chercher le Maillot Bleu de leader, Michele Scarponi ajoute une pointe de panache à son bonheur. Il lance le sprint dans le dos d'un Ivan Basso beaucoup trop généreux dans l'effort et s'en va gagner l'étape. Nouveau leader, Scarponi ne devrait plus perdre Tirreno-Adriatico.

Demain mardi, la septième et dernière étape se courra dans San Benedetto del Tronto, (169 km).

Classement 6ème étape :

1. Michele Scarponi (ITA, Serramenti PVC Diquigiovanni-Androni Giocattoli) en 6h36'12"
2. Stefano Garzelli (ITA, Acqua & Sapone-Caffè Mokambo) à 1 sec.
3. Ivan Basso (ITA, Liquigas) à 3 sec.
4. Danilo Di Luca (ITA, LPR Brakes-Farnese Vini) à 1'09"
5. Joaquin Rodriguez (ESP, Caisse d'Epargne) à 1'11"
6. Julien El Farès (FRA, Cofidis) m.t.
7. Davide Rebellin (ITA, Serramenti PVC Diquigiovanni-Androni Giocattoli) m.t.
8. Luca Mazzanti (ITA, Team Katusha) m.t.
9. Thomas Lövkvist (SUE, Columbia-High Road) m.t.
10. Daniele Pietropolli (ITA, LPR Brakes-Farnese Vini) m.t.

Classement général :

1. Michele Scarponi (ITA, Serramenti PVC Diquigiovanni-Androni Giocattoli) en 23h27'36"
2. Stefano Garzelli (ITA, Acqua & Sapone-Caffè Mokambo) à 25 sec.
3. Andreas Klöden (ALL, Astana) à 1'07"
4. Thomas Lövkvist (SUE, Team Columbia-High Road) à 1'10"
5. Ivan Basso (ITA, Liquigas) à 1'13"
6. Davide Rebellin (ITA, Serramenti PVC Diquigiovanni-Androni Giocattoli) à 2'06"
7. Linus Gerdemann (ALL, Team Milram) à 2'32"
8. Ryder Hesjedal (CAN, Garmin-Slipstream) à 2'33"
9. Kanstantsin Siutsou (BLR, Team Columbia-High Road) à 2'41"
10. Vincenzo Nibali (ITA, Liquigas) à 2'54"

# Posté le mardi 17 mars 2009 12:42

Tirreno-Adriatico # 7 : ne lui reste qu'à passer les capi...

Tirreno-Adriatico # 7 : ne lui reste qu'à passer les capi...
Puisqu'il aura été le plus régulier d'une mer à l'autre, de la côte tyrrhénienne à la côte adriatique, l'Italien Michele Scarponi (Serramenti PVC Diquigiovanni-Androni Giocattoli) est logiquement invité aujourd'hui à inscrire son nom au palmarès de Tirreno-Adriatico. Dixième au sommet de la redoutable grimpée vers Montelupone, quatrième du contre-la-montre de Macerata, vainqueur hier de la grande étape de montagne à Camerino, le coureur transalpin est assuré de s'adjuger la course des deux mers, ce qui représente le plus bel exploit de sa carrière. Une carrière que beaucoup auguraient des plus prometteuses à ses débuts (4ème de Liège-Bastogne-Liège en 2003, 4ème de la Flèche Wallonne en 2004...), avant que le coureur ne soit rattrapé par l'affaire Puerto et qu'il admette avoir fait usage de produits dopants, ce qui lui vaudra une suspension.

Revenu dans les pelotons l'été dernier, Michele Scarponi doit se racheter une réputation. Nul ne sait si sa victoire finale dans Tirreno-Adriatico y contribuera, mais le voilà en tout cas sur le chemin du retour vers les plus beaux podiums. Et quand on gagne la course des deux mers, on devient automatiquement un favori du grand rendez-vous qui la suit, Milan-San Remo. La classicissima, c'est maintenant dans quatre jours ! Et à vrai dire, aujourd'hui, on ne parle déjà plus que d'elle. La course est jouée dans Tirreno-Adriatico. La septième et dernière étape est promise à une arrivée au sprint et donc à une éventuelle répétition générale de ce qui pourrait clore la première classique printanière samedi après-midi. Cette ultime étape est dessinée autour de San Benedetto del Tronto pour une course de 169 kilomètres se concluant sur un circuit tout plat le long de la mer.


Mais avant d'y arriver, il reste quelques difficultés à gravir, ce que choisissent d'exploiter trois coureurs en portant leur effort après 10 kilomètres de course. Ces trois attaquants matinaux sont le Belge Wim De Vocht (Vacansoleil), le Russe Mikhail Ignatiev (Team Katusha) et le Belge Olivier Kaisen (Silence-Lotto). Le trio obtient jusqu'à sept minutes d'avance, ce qui lui permet d'entrer en tête sur le circuit final, long de 10 kilomètres et à boucler à huit reprises. Là, les formations dévolues aux sprinteurs s'organisant pour boucher le trou. Les équipes LPR Brakes-Farnese Vini d'Alessandro Petacchi et Team Columbia-High Road de Mark Cavendish colmatent progressivement la brèche. Les trois échappés matinaux sont finalement rejoints à tour de rôle, Mikhail Ignatiev étant le dernier à abdiquer, ceci à deux kilomètres de l'arrivée seulement.

Un sprint massif conclut donc cette dernière journée de Tirreno-Adriatico. Et sur le splendide boulevard d'arrivée, le Britannique Mark Cavendish (Team Columbia-High Road) confirme qu'il est bien le meilleur sprinteur de la planète. Personne ne parvient à remonter le jeune coureur, qui s'impose devant Tyler Farrar (Garmin-Slipstream) et Baden Cooke (Vacansoleil) à quatre jours de Milan-San Remo. Voilà qui devrait suffire à faire de Cavendish l'un des grands favoris de la Primavera, s'il n'avait laissé entrevoir quelques faiblesses dans les ascensions ces derniers jours. Dès lors, samedi, si Mark Cavendish parvient à encaisser la distance (près de 300 kilomètres tout de même) et à accompagner les meilleurs dans les capi toujours très incisifs du final, sûr qu'il représentera un danger capital en cas d'arrivée massive. Nous serons bien vite fixés.

Classement 7ème étape :

1. Mark Cavendish (GBR, Team Columbia-High Road) les 169 km
2. Tyler Farrar (USA, Garmin-Slipstream) m.t.
3. Baden Cooke (AUS, Vacansoleil) m.t.
4. Daniele Bennati (ITA, Liquigas) m.t.
5. Yauheni Hutarovich (BLR, Française des Jeux) m.t.

Classement général final :

1. Michele Scarponi (ITA, Serramenti PVC Diquigiovanni-Androni Giocattoli) en 27h37'22"
2. Stefano Garzelli (ITA, Acqua & Sapone-Caffè Mokambo) à 25 sec.
3. Andreas Klöden (ALL, Astana) à 1'07"
4. Thomas Lövkvist (SUE, Team Columbia-High Road) à 1'10"
5. Ivan Basso (ITA, Liquigas) à 1'13"
6. Davide Rebellin (ITA, Serramenti PVC Diquigiovanni-Androni Giocattoli) à 2'06"
7. Linus Gerdemann (ALL, Team Milram) à 2'32"
8. Ryder Hesjedal (CAN, Garmin-Slipstream) à 2'33"
9. Kanstantsin Siutsou (BLR, Team Columbia-High Road) à 2'41"
10. Vincenzo Nibali (ITA, Liquigas) à 2'54"

# Posté le mardi 17 mars 2009 12:44

Armstrong à 90 % sur le giro ?

Armstrong à 90 % sur le giro ?
Lance Armstrong et Alberto Contador vont rouler prochaine ensemble le Trophée Castilla-Leon en Espagne. L'Américain a commenté la façon de courir de son coéquipier "Contador a beaucoup à apprendre ! Il est le meilleur au monde. Le seul trait négatif, et je le dis avec beaucoup de respect, c'est qu'il est trop nerveux. Il est trop fort pour être aussi nerveux ! Il n'en a pas besoin. L'équipe est forte. Il a un bon directeur sportif. Pourquoi s'énerver ?»

Lance Armstrong sera au départ du Tour d'Italie et du Tour de France. Il veut atteindre son pic de forme pour la grande boucle "Je veux être fort au Giro. Mais pas à mon pic. Je veux être à 90%. Le but est de faire un bon Giro, de finir dans le top 10, ou le top 5, voire le top 3 si tout se passe très bien »

Le septuple vainqueur du Tour va participer à Milan Sanremo samedi. Il a précisé qu'il doit encore perdre quelques kilos et gagner en puissance. Il a terminé le Tour de Californie à la 7e place.

# Posté le mardi 17 mars 2009 12:49